Correcting the Code – Chapter Two: From Statement to Strategy: Manifestos in Digital Art
Les débuts de l'histoire de l'art numérique sont généralement racontés à travers les machines, les avancées technologiques et des structures institutionnelles largement dominées par les hommes. Le deuxième chapitre de Correcting the Codeexplore la manière dont les artistes féministes ont utilisé le manifeste non seulement comme une déclaration d'idées, mais aussi comme un outil concret de transformation au sein de l'art numérique.
À une époque où les femmes et les artistes non binaires étaient sous-représenté·e·s dans les expositions, les collections et l'histoire de l'art, le manifeste est devenu un moyen de revendiquer une place, de définir des valeurs et de transformer le domaine de l'intérieur. Plutôt que d'attendre que les institutions ou la critique reconnaissent et interprètent leurs contributions, les artistes se sont emparé·e·s du manifeste pour définir leurs propres orientations, remettre en question les structures de pouvoir et imaginer de nouvelles relations entre technologie, corps et identité.
La discussion examine comment ces manifestes ont répondu aux transformations de la culture numérique, notamment à l'essor des réseaux, des pratiques collectives et de nouvelles conceptions du genre dépassant les catégories fixes ou binaires. En considérant les manifestes à la fois comme des œuvres d'art, des outils et des documents historiques, cette table ronde met en lumière leur importance durable dans la manière dont l'art numérique est créé, interprété et soutenu. Elle souligne également pourquoi ils demeurent des ressources essentielles pour les institutions qui réfléchissent à l'avenir de la culture numérique.
Invité·e·s
Winnie Soon est artiste, programmeur·euse et chercheur·euse originaire de Hong Kong. Son travail artistique et scientifique s'intéresse aux implications culturelles des infrastructures numériques et aux asymétries de pouvoir qui leur sont associées, avec une attention particulière portée à l'édition computationnelle, au queering du code et aux logiciels.
Dr Sadie Plant a étudié la philosophie à Manchester avant d'enseigner les études culturelles à Birmingham, puis au département de philosophie de l'Université de Warwick. Elle est l'autrice de trois ouvrages majeurs, The Most Radical Gesture, Zeros and Ones et Writing on Drugs, ainsi que de plusieurs textes plus courts. Elle enseigne actuellement à la Haute école des arts de Berne.
Dr Cornelia Sollfrank est artiste, chercheuse et autrice installée à Berlin. Elle a étudié la peinture à l'Académie des beaux-arts de Munich, puis les beaux-arts à la Hochschule für bildende Künste de Hambourg (1987–1994). Elle est titulaire d'un doctorat de l'Université de Dundee (Royaume-Uni), consacré aux relations conflictuelles entre le droit d'auteur et l'art.
Dr Marie-France Rafael (modération) est professeure d'« Art en contexte » à la Haute école des arts de Zurich (ZHdK). Elle a étudié l'histoire de l'art et les études cinématographiques à Berlin et à Paris. De 2011 à 2015, elle a été collaboratrice scientifique à l'Université libre de Berlin, puis jusqu'en 2019 à la Muthesius Kunsthochschule de Kiel, au sein du département Stratégies spatiales/Espaces curatoriaux. À travers ses recherches, ses publications et son enseignement, elle cherche à théoriser le rôle de l'art contemporain dans la capacité d'action humaine et les pratiques sociales.
Entrée : Gratuite. Inscription souhaitée ici : https://luma.com/xyrlemd4
L'événement sera également diffusé en ligne via Zoom. Le lien d'accès sera disponible sur ce site.
À propos du programme
Correcting the Code: Women, Gender, Technology and the Transformation of Digital Art est un programme public réunissant des rencontres et des échanges, des interventions performatives et des ateliers, organisé par Marie-France Rafael, Jeni Fulton, Asya Yaghmurian et Sabine Himmelsbach.
Une coproduction du HEK (Haus der Elektronischen Künste), Bâle, et de l'Institute for Contemporary Art Research (IfCAR) de la Haute école des arts de Zurich (ZHdK).
Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.
